Test jeu de société : Wingspan

Wingspan vous place dans la peau d’un collectionneur d’oiseaux qui va devoir agrémenter sa volière personnelle avec les plus beaux spécimens issus de trois habitats particuliers : la forêt, la prairie et l’étendue d’eau. Le jeu peu paraître un peu austère avec ses cartes illustrées à la manière des bouquins d’identification de volatiles divers et variés, pourtant c’est une belle manière d’intégrer le visuel au postulat de départ, à savoir que les joueurs/joueuses interprètent des ornithologues ou assimilés.

Les mécaniques du jeu sont relativement simple et vous avez le choix entre deux actions : ajouter un oiseau à votre collection ou utiliser un type d’habitat pour gagner des bonus spécifiques.

Pour poser une carte oiseau vous devez la mettre dans un habitat qui correspond à celui ou ceux disponibles pour le spécimen, payer de la nourriture et éventuellement des œufs en fonction de votre avancement dans l’habitat en question. Sur ce dernier point, pour faire simple, plus vous avancez dans la pose d’oiseau d’un des trois habitats disponibles, plus vous devez payer d’œufs comme coût supplémentaire.

La deuxième action possible est d’utiliser les bonus d’un habitat. Il s’agit en réalité de trois actions différentes mais elles se résolvent un peu de la même manière : vous activez le bonus juste à droite du dernier oiseau posé (et donc plus vous avez de cartes oiseaux dans un habitat plus les bonus sont importants). La forêt permet ainsi de prendre de la nourriture dans la mangeoire (un petit accessoire tout joli pour lancer les dés), vous pondez des œufs sur vos oiseaux avec la prairie (la couleur des œufs n’a aucune importance) ou bien piocher de nouvelles cartes oiseaux avec l’étendue d’eau (soit parmi trois visibles, soit depuis le haut de la pioche). Puis, une fois vos bonus collectés, vous activez toutes les cartes oiseaux déjà posées de gauche à droite dans l’habitat concerné pour déclencher des capacités variées. Le but étant bien sûr de réaliser des combinaisons les plus rentables possibles pour optimiser vos tours.

Le jeu est très intéressant et d’un calme bienvenu. En effet le joli matériel de jeu, les cartes illustrées comme une encyclopédie ornithologique, l’absence d’interactions néfastes avec les autres joueurs/joueuses, tout cela procure une sorte de côté Zen au jeu. Pourtant il est très loin d’être sans richesse. Il y a de très nombreuses cartes oiseaux et il faut savoir créer de bonnes combinaisons au fur et à mesure que le jeu avance. C’est d’autant plus complexe que la partie se déroule en quatre manches et que vous allez perdre une action à chacune d’elles puisque vos marqueurs d’actions vont aussi servir à valider des bonus de points liés à des objectifs qui vous mettent en concurrence avec les autres personnes autour de la table.

Wingspan est un très bon jeu de gestion, qui possède une variante solo très bien équilibrée (et battre le “robot” en mode difficile demande de faire des choix judicieux et de prendre quelques risques). Cependant, il n’est pas du tout recommandé à celles et ceux qui recherchent des interactions importantes car les cartes oiseaux ne permettent pas de nuire à qui que ce soit et, au contraire, elles ont tendance à procurer des bonus à tout le monde pour compenser un faible coût ou une capacité puissante. Un jeu pour les amateurs de combinaisons, ou d’oiseaux, ou les deux ^^.

Le matériel de jeu de Wingspan

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